Doroashi Jizō 泥足地蔵

Publié le par Jizô-kun

 

Jizô Aux Pieds Boueux.

Dans une des collections contemporaines de Setsuwa (説語) (récits), appelées Hōbutsushū, une vieille femme adepte, pria sa petite statue de Jizô pour une bonne culture de riz.

Lorsqu’elle se réveilla le matin suivant, elle se dirigea vers son champ de riz, le trouva parfaitement cultivé et remarqua de petites empreintes qui allaient et venaient. Elle se précipita chez elle et, comme elle s’y attendait, elle trouva de la boue aux pieds de sa petite statue de Jizô.

 

Il existe de nombreux récits de ce genre ou Jizô prend la place de paysan pour leur donner un peu de répit dans leurs travaux (une sorte de Migawari ou Jizô remplaçant).

Dans une histoire, venant cette fois de Reigenki Jizô Bosatsu (une collection des histoires miraculeuses de Jizô de l’ère Heian), un paysan malade, incapable de travailler dans les champs est assisté par Jizô.

Écrit bouddhiste de l’érudit De Visser (1876-1930) : « Un paysan à Izumo, qui avait toujours eu une foi inébranlable en Jizô, avait fait une petite image du Bodhisattva. Il l’a plaça sans un petit sanctuaire sur une étagère de sa chambre, et le vénérait chaque jour. Un jour, une grave maladie l’empêcha d'obéir à l'ordre de cultiver les champs de riz du Seigneur de sa région. Selon la coutume, les paysans devaient le faire gratuitement. Ainsi, tous les paysans du village sortirent le jour fixé par leur Seigneur pour travailler à son service, mais le pauvre homme désespérait de ne pas pouvoir y aller, il répéta encore et encore l'invocation de Jizô « Namu Jizô Dai Bosatsu » seul dans sa maison, son épouse bien-aimée avait succombé à la même maladie. Cependant, sur les champs du Seigneur, un jeune moine bouddhiste travailla à sa place et remplit si  bien sa tâche que le Seigneur lui offra une coupe de vin, dont il l’éleva respectueusement au-dessus de sa tête et disparut. Le seigneur comprit que ce prêtre était une personne divine et envoya un messager à la maison du paysan, dans le but de le récompenser. L'homme surpris, était convaincu que ce service avait été fait par Jizô, il ouvra son petit sanctuaire et vit la coupe de vin posée sur la tête et de la boue aux pieds de la statue. »

 

Il y a une autre histoire qui figurait dans les 1332 publications de Genkō Shakusho, impliquant une image de Jizô au Mt. Kōya (Koya-san, le siège actuel de la secte japonaise Shingon du bouddhisme ésotérique).

« Un jour, le gouverneur de Shimotsuma faisait un pèlerinage au temple de Jizô au mont Koya, mais un torrent bloquait son chemin. Soudain, un jeune prêtre apparu dans un bateau et fit traverser le gouverneur. Lorsqu’il arriva au temple de Jizô, il demanda au moine des renseignements à propos du jeune prêtre mais il n’en avait aucune idée. Le gouverneur visita alors l’autel et fit des prières à Jizô quand il remarqua de minuscules traces de boue sur le plancher, ce qui le convaincu que Jizô l’avait aidé à traverser la rivière. »

 

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                                                            Doroashi Jizô et Asekaki Jizô

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