Hōyake Jizō 頬焼地蔵

Publié le par Jizô-kun

 

Jizô Aux Joues Brûlées.

L’une des nombreuses formes de Jizô connu sous le nom de Migawari Jizô ou Jizô de Substitution (celui qui reçoit à la place d’autrui les blessures et les plaies). Trouvé dans les différentes régions du Japon. Hōyake Jizô apparaît dans le document de Setsuyō Gundan de 1698. L'utilisant comme référence, l’érudit De Visser (1876-1930) écrit :"Situé dans le Seshû-in ( 修院) dans la ville de Tanimachi (谷町) à Osaka, ce Jizô aurait subi l'enfer comme  substitut à la place d’une femme, qui de ce fait, échappa à la terrible punition d'être battu par un yakekane (焼鉄 - fer brûlant). Cette image était un Reibutsu (靈佛), une idole qui, par beaucoup Rei (Chn. = ou , signe de force vitale) a montré sa divinité en entendant les prières de ses fidèles et faisant un miracle."

Cette version de Jizô peut aussi être comparée à la statue de Hitaki Jizô (Jizô Noir) du temple Kakuonji de Kamakura.

 

Une autre histoire similaire apparaît dans l'Uji Shui Monogatari (宇治拾遺物語 - document du début du 13ème siècle).

L’érudit De Visser écrit :"Cet ouvrage raconte une histoire à propos d’un prêtre bouddhiste appelé Ganô (賀能), qui un jour de pluie s’abrita dans une chapelle de Jizô à Yokogawa-no- Hannya-dani près du mont Hieizan (比叡山- proche de Kyoto). Comme le toit de la chapelle était vétuste, la pluie ruisselait sur l'image de Jizô, le moine eu pitié et le couvrit de son propre chapeau. A sa mort, il tomba en enfer, car il avait commis de nombreux méfaits, et fut jeté dans un chaudron de fer, dans lequel son corps fut brûlé. Alors qu’il était en train de souffrir immensément, un prêtre (le Jizô de Yokogawa) apparut et le tira de la bouilloire, se brûlant le front, ses pieds et ses épaules. Ainsi Ganô revécut et lorsqu’il revisita la chapelle, il remarqua que les parties correspondantes de l'image de Jizô étaient brûlées."

 

-----copie-3.jpg                                                                     Hôyake Jizô

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