Mizuko Jizô 水 子 地 蔵 et cérémonie Mizuko au Japon

Publié le par Jizô-kun

 

Lit = Jizô Enfant d'Eau.
Gardien des enfants avortés et des enfants morts prématurément dont les âmes vont au royaume des enfers connu sous le nom de Sai-no-Kawara. Dans le Japon moderne, Jizô est populairement vénéré comme le gardien des futurs enfants, des enfants avortés, des fausses couches et des bébés mort-nés.

Ces rôles n'étaient pas désignés pour Jizô dès les premières traditions bouddhistes d'Asie continentale mais sont plutôt des adaptations modernes et uniques de la culture nippone.

Extrait de "Jizô Bodhisattva" par Chozen Roshi.
La forme la plus commune de Jizô fabriquée au Japon aujourd'hui est le Mizuko Jizô, qui est souvent représenté en moine portant un bébé dans ses bras et ayant un autre à ses pieds, serrant la jupe de sa robe. [ Note de l'éditeur : Koyasu Jizô partage une même iconographie]. Mizuko Jizô est un figure centrale populaire mais il existe une cérémonie quelque peu controversée appelée Mizuko Kuyô (水子供養).

Les syllabes Ku-yô sont composés de deux caractères chinois ayant pour sens littéral "offrir "et "nourrir". La signification sous-jacente est d'offrir ce qui est nécessaire pour nourrir l'énergie vitale après qu'elle ne soit plus sous une forme perceptible d'être humain ou avec un corps que nous pouvons toucher. L'utilisation actuelle de Kuyô se réfère à un office commémoratif et Mizuko Kuyô se réfère à un office commémoratif pour les enfants ayant péri, soit avant la naissance ou dans les premières années de leur vie. Une image de Mizuko Jizô est généralement la figure centrale de l'autel dans ce genre de cérémonie. Les parents en deuil peuvent acheter une petite statue de Mizuko Jizô qu'ils placent sur l'autel familial ou dans un cimetière à la mémoire de leur enfant.

Les deux syllabes de Mizu-ko sont composés de deux caractères chinois signifiant littéralement "eau" et "enfant". Il s'agit d'une description des enfants à venir, qui flottent dans un monde aquatique en attendant de naître. Les Japonais pensaient que toute vie était originaire de la mer, bien avant la théorie de l'évolution.

Leur île et tous ses habitants flottent sur l'océan, qui est la source d'une grande partie de leur alimentation.

L'utilisation actuelle du terme "mizuko" comprend non seulement les fœtus et les nouveau-nés mais aussi les nouveaux nés d'un ou de deux ans dont  la vie dans le royaume des humains est encore fragile.

Au Japon, les jeunes enfants sont considérés comme étant dans "autre réalité matérielle" et non pas pleinement ancré dans la vie humaine. Les fœtus sont encore dénommé kami-no-ko ou "Enfants Dieux" et mais aussi "Bouddha". Avant le XXe siècle, la probabilité qu'un enfant survive jusqu'à l'âge de cinq ou sept ans, était souvent inférieure à 50 pour cent. Ce n'est qu'après cet âge qu'ils ont été "compté" dans un recensement et ainsi pouvaient-ils être "compté" comme participant du monde des adultes. Les enfants étaient considérés comme des êtres mystérieux vivant dans un monde entre le royaume des humains et des Dieux. Pour cette raison les dieux pouvaient s'exprimer à travers eux. Pendant des siècles, les enfants pré-pubères au Japon étaient choisis comme Chigo (稚 児), ou "enfants divin", qui avaient le rôle de devin et d'oracle. Même les enfants d'aujourd'hui d'âge préscolaire sont encore considérés à quelques existences célestes, gâtés et protégés, sans beaucoup de pression ou d'autorité.
Ils dorment souvent dans le lit de leurs parents et des jeunes frères et sœurs jusqu'à l'âge de sept ans. L'entrée à l'école et le changement de lit peut être un choc brutal.

 

Gallerie de Mizuko Jizô:

 

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